(LCP) Le ministère des Affaires municipales a annoncé récemment en commission parlementaire le souhait du gouvernement de « lever » la zone d’intervention spéciale au début de l’année prochaine.

 

Cette mesure, décrétée après les inondations de 2019, interdit notamment la construction de bâtiments et la reconstruction de bâtiments détruits par une inondation qui sont situés sur les territoires visés par cette zone.

 

« On n'est pas en train de produire une nouvelle version de la ZIS […]. On est plutôt sur travailler pour qu'on la lève, la ZIS. Donc, ça ne vaut pas la peine de refaire d'autres versions, on veut la lever le plus rapidement possible, […] d'ici 2021, début 2021 », a fait savoir son sous-ministre, Frédéric Guay.

 

Spéculation

Le choix d’inclure ou non certaines municipalités a été dicté par la « prudence », a-t-il indiqué aux élus de la Commission de l’administration publique. « On en met plus que moins dans la zone, l'idée étant qu'à partir du moment qu'on met un moratoire sur une partie du territoire, si c'est annoncé puis ce n'est pas fait rapidement, il va y avoir de la spéculation puis il va y avoir de la course aux permis. »

 

L’idée était d’agir rapidement, a expliqué le sous-ministre. « Puis après de raffiner avec les données qu'on avait. On a combiné les données. Le ministre de l'Environnement et le responsable de la cartographie, là, on a travaillé avec eux pour raffiner les données. »

 

Directions régionales

Frédéric Guay admet cependant que cette mesure soulève des interrogations. « Il reste encore des gens, il y a des gens qui ont des questions, ils ont des inquiétudes, des interrogations. Dirigez-les vers les directions régionales, on va répondre à ça », a-t-il mentionné aux députés.

 

« Je pense que plusieurs des interrogations des municipalités ou de citoyens pourraient être répondues par les directions régionales assez rapidement, parce qu'on ne comprend peut-être pas assez bien ce qu'est une ZIS. On a mis en ligne, on invite aussi les gens à aller voir sur le site du ministère, on a mis en ligne des documents, des questions, réponses pour accompagner les gens. »

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