(LCP) Pour assurer l’équité envers les mères biologiques, la Confédération des syndicats nationaux demande que celles-ci ne soient plus tenues de mettre un terme à leur retrait préventif quatre semaines avant la date prévue d’accouchement.

 

Cette recommandation a été faite au ministre du Travail, Jean Boulet, lors de la consultation de la Commission de l'économie et du travail sur le projet de loi 51 visant principalement à améliorer la flexibilité du régime d’assurance parentale afin de favoriser la conciliation famille-travail.

 

« Le retrait préventif n’est pas un “congé” », rappelle la vice-présidente de la CSN, Caroline Senneville. « Il s’agit d’une mesure de prévention pour protéger la travailleuse et son enfant à naître des risques reliés à son travail. Nous ne voyons pas pourquoi les travailleuses enceintes qui sont en retrait préventif devraient commencer à gruger des semaines de congé parental avant la date de l’accouchement, contrairement aux mères adoptives. »

 

La centrale syndicale demande « au gouvernement de trouver des solutions pour assurer l’équité avec les parents biologiques, notamment par le retrait de la disposition qui oblige les mères biologiques à débuter leurs prestations quatre semaines avant la date prévue de leur accouchement lorsque ces dernières sont en retrait préventif », selon Mme Senneville.

 

Parmi les mesures réclamées par la centrale, on souligne la bonification du revenu qui peut être cumulé, la prolongation de la période pour se prévaloir des congés et les semaines additionnelles accordées au père. Les propositions de la CSN ont soulevé les questions tant du ministre que des députés de l'opposition.

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