(LCP) « Si le projet de loi 66 est moins pire que son défunt prédécesseur, le gouvernement continue de présenter l'environnement comme un obstacle à la relance en proposant des assouplissements à la réglementation environnementale », dit Marc-André Viau d'Équiterre dans le cadre de la consultation en commission parlementaire.

 

« Équiterre et la Fondation David Suzuki sont en faveur de la construction d'infrastructures qui vont permettre d'accroître la résilience de la société québécoise et de répondra aux besoins économiques et sociaux du Québec pour les années à venir », assure-t-il.

 

En revanche, « le gouvernement n'a toujours pas fait la démonstration qu'une loi spéciale est requise pour modifier la réglementation environnementale pendant une période de cinq ans. » D'après les deux groupes environnementalistes, le gouvernement pourrait atteindre ses cibles sans modifier la réglementation.

 

« On va prendre avec beaucoup de sérieux vos recommandations d'ajustement dans le P.L. 66 et voir ce qu'on est capable de faire. Je le dis, je pense qu'on peut être en désaccord sur certaines choses sans avoir un dialogue de sourds. L'important c'est de discuter et c'est ce qu'on fait », dit la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel.

 

« Loin du gouvernement est l'intention d'opposer l'économie et l'environnement. Je n'ai pas la même lecture de nos intentions que vous. Nos intentions ne sont pas d'abaisser nos normes environnementales. Vous nous dites que c'est ce qu'on fait alors on va regarder avec beaucoup d'attention l'effet, mais l'objectif n'est pas d'abaisser les normes environnementales. L'objectif est d'accélérer certains processus. » La ministre LeBel fait aussi remarquer que le projet de loi 66 limite ses effets à 181 projets.

-30-