(LCP) On parle de maltraitance à l'égard des personnes âgées. Certains évoquent même de la maltraitance organisationnelle dans les résidences. A-t-on besoin d'un Protecteur des aînés au Québec? Le député Harold LeBel du Parti québécois croit que la question se pose.

 

Ce n'est pas pour rien que l'élu de Rimouski a proposé la création d'un tel poste en présentant le 4 décembre dernier le projet de loi 497 modifiant la Charte des droits et libertés de la personne dans le but de renforcer la protection des droits des personnes aînées et de créer la fonction de Protecteur des aînés. L'Assemblée nationale a alors accepté ce dépôt par un vote unanime des 113 députés présents. Même les élus du parti ministériel de la Coalition avenir Québec ont approuvé le geste de leur collègue péquiste.

 

La ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, a eu récemment l'occasion, en commission parlementaire d'interroger la protectrice du citoyen, Marie Rinfret, sur la pertinence de charger d'autres fonctionnaires de veiller spécifiquement sur les personnes âgées.

 

« Le Protecteur du citoyen a, non seulement compétence en ce qui concerne tous les services qui peuvent être offerts dans le réseau de la santé et des services sociaux, mais également en ce qui concerne les services publics offerts par les ministères et les organismes. Cette double compétence nous permet donc de régler des dossiers de plaintes qui pourraient nous venir de personnes aînées, par exemple, visant tant Retraite Québec qu'un service offert dans un CHSLD, par exemple », explique Marie Rinfret.

 

« Donc, à cet égard je considère qu'en raison de la mission, des mandats qui nous sont confiés tant en vertu de la Loi sur le protecteur du citoyen qu'en vertu de la Loi sur le protecteur des usagers dans le réseau de la santé et des services sociaux que nous sommes une institution tout à fait adaptée ou justifiée pour faire en sorte que les droits des personnes aînées soient respectés tant dans le réseau de la santé et des services sociaux qu'à l'égard des ministères et des organismes publics », répond la protectrice du citoyen.

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