(LCP) Dans les écoles, « c'est certain qu'on ne veut pas que nos orthopédagogues, orthophonistes, psychologues passent leur temps à faire du nettoyage et de la désinfection. C'est certain », a déclaré le ministre de l’Éducation, hier.

 

« On veut embaucher davantage de gens qui font de l'entretien pour que ces gens-là fassent le mieux ce qu'ils font, c'est-à-dire prendre soin des élèves vulnérables », a promis Jean-François Roberge.

 

La veille, la Fédération des professionnelles et professionnels de l'éducation du Québec publiait un communiqué pour dénoncer les directions d'école dans différentes régions qui imposent aux professionnels des heures de surveillance et de désinfection.

 

Outrée, l’opposition libérale et péquiste a interrogé le ministre à ce propos lors de la première période de questions de la saison parlementaire.

 

« C'est rendu que les orthophonistes s'en vont nettoyer, là, les cuvettes de toilettes au Québec. Ça, là, c'est la priorité du gouvernement, l'éducation? », a soulevé la porte-parole du PLQ en matière d’éducation, Marwah Rizqy.

 

« Est-ce qu'on doit rappeler au ministre qu'il n'a pas ajouté de l'argent supplémentaire pour nettoyer les écoles au niveau sanitaire? Est-ce qu'on doit rappeler au ministre que, pendant des mois, il niait pénurie de personnel dans le réseau de l'éducation? Aujourd'hui, là, les ressources additionnelles, elles font quoi? Elles font quoi? Elles nettoient des toilettes. »

 

Pour sa part, la porte-parole du PQ en matière d’éducation, Véronique Hivon, se dit scandalisée. « Moi, j'aimerais ça entendre aujourd'hui le ministre, pas me faire des grands discours, mais me dire que, oui, c'est inacceptable et que, oui, il s'engage à ce qu'il n'y ait aucun orthopédagogue qui aille faire du remplacement, du ménage puis de la désinfection. »

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