(LAG) Le Regroupement des récupérateurs et des recycleurs de matériaux de construction et de démolition du Québec (3R MCDQ) souhaite que le gouvernement « prenne une orientation pour une meilleure pratique du tri du gypse sur les chantiers ».

 

Le Regroupement teste présentement une nouvelle méthode de tri à la source du gypse avant que les autres matières résiduelles le contaminent ou que celui-ci contamine les débris de la construction, de la rénovation et de la démolition récupérés par les centres de tri et les écocentres.

 

Ce projet est l’un de ceux ayant obtenu une subvention à la suite de l'appel de propositions de Recyc-Québec visant l’amélioration de la gestion des matières résiduelles dans le secteur du recyclage des résidus de cette industrie.

 

« Dans une première phase, le projet consiste à réaliser une revue de littérature visant les États qui ont banni le gypse de l’enfouissement et de mieux connaître les méthodes de tri à la source ou de récupération qui ont été développées afin de valoriser le gypse », précise le Regroupement dans le registre des lobbyistes.

 

« La revue de littérature permettra au 3R MCDQ de convoquer les partenaires à une réunion de réflexion sur les pistes de solution visant le tri à la source et la récupération du gypse avant qu’ils soient contaminés ou qu’il contamine les autres débris de Construction Rénovation Démolition. »

 

Ces partenaires sont : l’Association des professionnels de la construction et de l'habitation, le syndicat des plâtriers, quelques centres de tri, les manufacturiers de gypse, des gestionnaires d’écocentres, Recyc-Québec et le ministère de l'Environnement.

 

« L’objectif de la réunion est de dégager des pistes de tri à la source qui soient réalisables, mises en route rapidement et qui soient peu coûteuses », explique le Regroupement.

 

« Par la suite, nous identifierons des sites pour la réalisation de projets pilotes, Durabac devra concevoir des équipements de collecte sur mesure, Chamard stratégies environnementales concevra une procédure de tri et de séparation des matériaux agglomérés de plusieurs matières dont le gypse pour les projets pilotes et dans les écocentres et développera un plan de formation et offrira des formations sur le projet aux équipes impliquées sur les chantiers et dans les écocentres ciblés. »

 

Ensuite suivra sur une période maximale de six mois dépendant de la durée de la construction. « Un suivi de la performance des projets en termes de quantité et de qualité du gypse récupéré sera réalisé afin de la mesurer », précise le registre.

 

« De plus, nous désirons profiter de ce projet pilote pour évaluer les quantités de gypse utilisées et le taux de perte associé à sa pose. De plus, nous analyserons la composition et la contamination du gypse des écocentres et des travaux de rénovation afin d’établir un taux moyen de contamination, particulièrement pour le papier. »

 

Enfin, mentionne le Regroupement, « il est prévu de diffuser les résultats, les procédures et la marche à suivre auprès de l’industrie afin que se développent rapidement de nouvelles habitudes de tri à la source de gypse ».

 

Parmi les personnes inscrites au registre à titre de lobbyiste au sein du regroupement, on retrouve Dany Michaud, ancien président-directeur général de Recyc-Québec, de 2015 à 2018.

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