(LCP) C’est 100 000 tests dont on aurait besoin au lieu de 60 000, selon Marwah Rizqy du Parti libéral, en réponse à l’annonce par le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, de l’arrivée de nouveaux tests rapides.

 

« Est-ce qu'on peut au moins appeler Doug Ford? Je pense que le premier ministre du Québec a une bonne relation, puis dire : pouvez-vous partager? Donnez-nous la moitié, on en a pour de vrai besoin. On n'a pas de place d'avoir un orgueil mal placé au Québec, on a besoin d'aide. Puis ce n'est pas la faute du gouvernement du Québec. Tant qu'à moi, la décision de la ministre de la Santé fédérale, elle a erré. Elle a véritablement erré. Elle aurait dû savoir que quand on regarde la courbe, c'est ici que ça se passe. C'est nous qui aurait dû être priorisés. Peut-être pas 100 %, je comprends qu'il faut partager. Mais on aurait dû avoir notre part du lion puis on ne l'a pas eue », soupire l’élue de Saint-Laurent.

 

« Pour nous, c'est impératif de mieux protéger le réseau scolaire parce que, sinon, on va voir trop souvent des classes fermées pendant deux semaines. 14 jours, c'est long. »

 

La députée Christine Labrie de Québec solidaire déplore de son côté le haut niveau de détresse qui règne dans le système d’éducation tant chez les enseignants que chez les élèves.

 

« Il y a beaucoup trop de détresse en ce moment, autant chez les jeunes que chez le personnel. Le personnel lui-même est en détresse, ne peut pas répondre à la détresse des jeunes, et c'est très préoccupant. » Selon elle, le retour du sport dans les écoles pourrait être une solution.

 

Craignant les éclosions en milieu scolaire, le ministre de l’Éducation préfère jouer de prudence avec les activités sportives. Québec a plutôt injecté « 30 millions $ de plus. 15 millions $ pour de l'intervention et de la promotion en prévention pour la santé mentale et 15 autres millions $ pour la prévention des dépendances. »

 

« C’est quoi le plan de match ? », interroge l’élue Véronique Hivon du Parti québécois. Selon elle, le gouvernement est en retard dans ses décisions et l’on n’est sûr de rien que ce soit en ce qui concerne les évaluations, le soutien pédagogique, la santé mentale.

 

« Les enseignants ne sont pas capables de faire du rattrapage ou de la récupération en ce moment. Ils sont pris dans 50 000 tâches. »

 

Il faut s’ajuster aux changements qui surviennent répond Jean-François Roberge. « Ce n'est pas parce que notre plan du mois de septembre n'était pas bon, c'est parce que la situation de l'épidémiologie change », dit-il.

 

« On va continuer de faire des ajustements, puis on va continuer à se faire critiquer par certaines personnes qui pensent que chaque ajustement est une reconnaissance d'une erreur précédente. »

 

Aussi, « on va continuer d'aller chercher des fonds supplémentaires pour répondre aux besoins qui arrivent en plein milieu de l'année. On n'est pas prisonniers d'un cadre budgétaire déposé en mars dernier ».

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