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Message AU gouvernement

Sur le contrat de travail des ambulanciers

Paru le | Catégorie: Santé & Services sociaux

« La qualité des services offerts à la population est au cœur de nos préoccupations. Il devient donc important de finaliser au plus vite les négos menant au renouvellement des conventions collectives des paramédics. Or, le MSSS refuse de conclure un accord de principe avec nous tant que nous n'aurons pas renoncé définitivement à notre droit légitime de contester devant les tribunaux le décret qui nous a été imposé par le gouvernement. En agissant ainsi, le MSSS prend en otage l'industrie ambulancière, les paramédics, les syndicats qui les représentent et aussi la population elle-même. Il est plus que temps de mettre un terme au conflit de travail le plus long de l'histoire de l'industrie ambulancière au Québec. »

 

C'est en ces mots que le responsable des communications de la CSAQ et porte-parole de l'industrie, Richard Thibault, a lancé un point de presse hier, destiné à faire le point sur les négociations avec le MSSS. Le 21 décembre 2016, à l'aube du congé des Fêtes, les fonctionnaires du ministère ont fait parvenir aux entreprises ambulancières un contrat basé sur une nouvelle formule qui n'a jamais été discutée préalablement avec l'industrie. Après un bref simulacre de négociation en début d'année, le gouvernement a imposé cette nouvelle formule à l'industrie par décret le 1er avril dernier, décision contestée par la CSAQ devant les tribunaux, ce qui est leur droit le plus strict dans notre société de droit.

 

En plus d'imposer un nouveau type de contrat aux entreprises ambulancières, ce décret inique pour les régions du Québec et injuste pour les patients qui réclament des services de qualité commandait des compressions de 42% à 48% dans certains montants alloués aux avantages sociaux des paramédics. Déjà que l'embauche et la rétention du personnel est problématique dans certaines régions du Québec, cette situation était inacceptable pour la CSAQ.

 

« Nous avons travaillé à arracher un accord de principe sur les conditions nous permettant de relancer les négociations sur les conventions collectives. D'autres concessions faites par la CSAQ pendant la fin de semaine nous auraient également permis d'en arriver à une entente hors cour sur trois différends présentement devant les tribunaux. Finalement, en ce qui concerne le décret, le ministère cherche à imposer sa volonté et ne veut même pas en discuter. En fait, il est prêt à compromettre la reprise des négociations avec les syndicats tellement il tient à son décret dans sa forme actuelle et veut même nous forcer à nous désister de tous nos recours légitimes pour le protéger. N'en déplaise au ministre de la Santé, le recours sur le décret suivra son cours devant les instances appropriées et c'est justement ce que les fonctionnaires du MSSS voudraient nous empêcher de faire, » a déclaré en conférence de presse le porte-parole de la CSAQ, monsieur Richard Thibault.

 

Le réseau ambulancier qui dessert le Québec a pris plus de 30 ans à se bâtir et a toujours démontré son efficience. Le rôle de l'ambulancier s'est aussi beaucoup modifié. Le réseau ambulancier privé du Québec affiche l'un des meilleurs taux de survie au monde. En effet, avec la formation et l'équipement de pointe dont disposent les paramédics d'aujourd'hui, une intervention rapide de leur part limite les risques de mortalité et de morbidité associés aux conditions médicales urgentes. Voilà pourquoi il faut investir dans les soins préhospitaliers d'urgence, ce qui permet de réduire les dépenses et la pression financière exercée plus tard sur les coûts généraux en santé. L'argent investi dans les soins préhospitaliers d'urgence constitue donc un excellent investissement pour la société québécoise.

La CSAQ dénonce le fait qu'il n'y a jamais eu de véritables négociations entre les fonctionnaires du MSSS et la CSAQ. Quoi qu'en dise le ministre de la Santé, il aura fallu attendre le mois d'août 2017 pour qu'il y ait tout au plus quelques échanges de documents par courriel et quelques rares et courtes rencontres. Et malgré la demande du ministre, les fonctionnaires du MSSS ont agi en fin de semaine à distance, sans négociation directe, laissant leur avocat faire la navette entre Québec et Montréal, dans une opération qui n'avait de blitz que le nom. « C'est bien de parler de l'élimination de la culture qui oppose le public et le privé devant les chambres de commerce, mais le ministre de la Santé devrait commencer par dire à ses fonctionnaires de respecter les partenaires qu'il a déjà, » a ajouté monsieur Thibault.

 

« Il est clair que la situation a complètement échappée au ministre de la Santé, qui ne contrôle plus ses fonctionnaires. Aussi, au nom du bien public et des intérêts supérieurs de la population du Québec, nous demandons au Premier ministre, qui fut lui-même ministre de la Santé et qui connaît bien l'importance des services préhospitaliers d'urgence, de reprendre le contrôle de ce dossier et de déterminer ce qu'il nous faut pour le régler à la satisfaction de toutes les parties. Il nous faut quitter le cercle d'attraction de fonctionnaires qui agissent à leur tête, sans contrôle véritable, sans égard aux intérêts de la population et qui tiennent en otage toute une industrie, ses paramédics et les patients," a déclaré monsieur Thibault en conclusion.

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