(LCP) L’Assemblée nationale a adopté une motion à l’unanimité, hier, pour féliciter le nouveau gouvernement élu du Parti conservateur uni en Alberta.

 

Les élus québécois tiennent cependant à rappeler au gouvernement de Jason Kenney que le projet d'oléoduc Énergie Est, abandonné par TransCanada en octobre 2017, n'a pas obtenu d'acceptabilité sociale au Québec.

 

La motion rappelle aussi « que le Québec a la pleine légitimité de refuser des projets d'oléoducs passant sur son territoire, y compris une potentielle relance du projet Énergie Est, et ça, peu importe les pressions du reste du Canada ».

 

Son auteure, la cheffe parlementaire de Québec solidaire, Manon Massé, estime que c’était l’occasion pour les parlementaires « d'être unis pour affirmer ensemble que nous voulons au Québec une économie moderne, sans énergie fossile et sans oléoduc ».

 

Le premier ministre François Legault reconnaît qu’il n'y a pas d'acceptabilité au Québec pour le projet d'Énergie Est. Par contre, il dit partager « une grande priorité en commun » avec son nouvel homologue albertain : l’économie.

 

« Il y a un grand projet aussi qu'on a en commun, qui est le projet de GNL, donc un projet d'oléoduc de gaz. On parle d'un projet de 13 milliards $, avec des milliers d'emplois payants. »

 

Pour sa part, le chef de l’opposition officielle, Pierre Arcand, espère que le premier ministre profitera de cette élection « pour repartir sur une note moins conflictuelle » avec le gouvernement albertain, en référence à ses déclarations concernant « l'énergie sale en provenance de l'Alberta ».

 

Péréquation

Pierre Arcand lui a aussi demandé de se positionner sur l’intention du nouveau premier ministre de l'Alberta de tenir un référendum « afin de priver les Québécois de tous montants d'argent de péréquation du fédéral et qui proviennent évidemment, entre autres, en partie de l'Alberta ».

 

Concernant la péréquation, dit François Legault, « il y a une entente jusqu'en 2022. J'espère qu'il est un défenseur du système actuel de péréquation. C'est vrai que les libéraux nous ont laissés une situation où le Québec est plus que jamais dépendant de la péréquation, parce que le Québec est plus pauvre que le reste du Canada. Mais on va corriger ça, mais ça fait partie des avantages du Canada, cette péréquation, on va la garder ».

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