(LCP) Le député Harold LeBel du Parti québécois ne se fait pas trop d'illusion sur l'avenir de la pièce législative qu'il a présenté le 4 décembre dernier, mais il ne baisse pas les bras pour autant. Rappelons qu'il s'agit du projet de loi 497 modifiant la Charte des droits et libertés de la personne dans le but de renforcer la protection des droits des personnes aînées et de créer la fonction de Protecteur des aînés.

 

La consultation en commission parlementaire sur le projet de loi 52 de la ministre Marguerite Blais visant à renforcer le régime d’examen des plaintes du réseau de la santé et des services sociaux notamment pour les usagers qui reçoivent des services des établissements privés a donné l'occasion à l'élu de Rimouski de questionner la protectrice du citoyen sur cet enjeu.

 

Une réflexion

« Je sais que mon projet de loi ne sera jamais appelé », reconnaît le député de la troisième opposition de l'Assemblée nationale, « mais en même temps ce que je voulais c'est créer une réflexion là-dessus. Dans mon coin de pays, c'est une personne sur quatre qui a 65 ans et plus. Ils sont isolés dans des villages. Il faut trouver des façons pour permettre à ces gens-là d'une façon facile de rejoindre la personne qui va les aider, qui va défendre leur droit », pense-t-il.

 

La personne toute désignée existe déjà, assure Marie Rinfret. « N'hésitez jamais à faire la promotion du Protecteur du citoyen parce que dans l'hypothèse où je n'aurais pas compétence, je vais toujours référer la personne au bon endroit, toujours en toute circonstance ça fait partie des devoirs inhérents d'un Protecteur du citoyen, d'un ombudsman parlementaire, ce que je suis », insiste la « protectrice ».

 

« Et mon institution est très soucieuse de cela et on demande aux gens s'ils n'ont pas obtenu la réponse qu'ils voulaient de nous rappeler pour qu'on les redirige à nouveau vers la bonne personne. Et le cas échéant, on va intervenir si jamais quelqu'un était vraiment dans une situation intolérable », ajoute Marie Rinfret.

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