(LCP) Un projet de loi sur la protection des lanceurs d'alertes sera présenté éventuellement par la présidente du Conseil du trésor. Le dépôt devait avoir lieu cet automne, mais « je ne m'y attacherai pas compte tenu que je viens de prendre le poste, mais, oui, ça fait partie des choses qui sont sur ma liste de choses que j'aimerais faire avec le Conseil du trésor pendant mon mandat », dit Sonia LeBel.

 

Le député et ancien journaliste Vincent Marissal porte une attention particulière à ce dossier. Il recherche à obtenir « la protection de l'identité de tous les lanceurs d'alerte, peu importe à l'instance à laquelle ils s'adressent. Ça, ça veut dire qu'un lanceur d'alerte pourrait aller voir un journaliste, pas nécessairement la police ou son supérieur », précise le représentant de Québec solidaire.

 

Parmi ses demandes, il y a « l'accompagnement des lanceurs d'alerte dans leur démarche, évidemment, parce que c'est une démarche difficile qui a des répercussions notamment psychologiques, financières, un soutien financier, lorsque requis », ajoute-t-il.

 

« Je ne le dirai jamais assez à quel point c'est important, dans une démocratie saine, que les gens qui voient des choses illicites, frauduleuses ou incorrectes puissent le dire sans en subir les foudres, comme M. Robert, malheureusement, a dû le constater », commente l'élu de Rosemont, en faisant allusion à l'agronome Louis Robert qui avait été remercié du MAPAQ.

 

De son côté, la ministre LeBel rappelle que « le rapport qu'on a déposé sur le rapport de mise en oeuvre va être débattu aussi en commission parlementaire. Donc, on aura l'occasion, entre autres, à ce moment-là, d'avoir des bons échanges en vue de l'élaboration d'un futur projet de loi ».

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