(LCP) De l'avis même de sa présidente, Kathy Baig, c'est la première fois que l'Ordre des ingénieurs se prononce de façon officielle en matière de développement durable.

 

« On est d'avis que c'est en privilégiant la dotation et des processus de travail au sein du ministère de l'Environnement que nous recommandons d'accélérer la réalisation des projets », dit Mme Baig dans le cadre des consultations sur le projet de loi 66 visant l'accélération de certains projets d'infrastructure.

 

« Ces améliorations devraient viser la réduction du temps de traitement des demandes d'autorisations. En 2019, les délais moyens étaient de 180 jours. Une réduction de ces délais représentera un gain pour les projets publics visés au projet de loi, mais également pour l'ensemble des projets d'infrastructure public ou privé », dit-elle.

 

« Par ailleurs, vu le caractère sensible des milieux hydriques ou humides, nous recommandons par prudence que les travaux devant se dérouler dans ces milieux continuent de requérir une autorisation. L'article 23 du projet de loi devrait être modifié en conséquence », estime Kathy Baig.

 

« De plus, nous recommandons que le ministre de l'Environnement fasse preuve d'une grande prudence avant de limiter les consultations publiques puisque ces consultations servent à assurer la participation citoyenne au développement économique », ajoute-t-elle.

 

« Notre prétention est de ne pas vouloir affecter les normes environnementales, mais plutôt raccourcir certains processus », a rappelé la présidente du Conseil du trésor. Sonia LeBel ajoute qu'elle va réfléchir sur une proposition de l'Ordre de s'assurer de la remise en état des milieux hydriques et humides.

 

Le député Gaétan Barrette du Parti libéral a fait sourire la présidente de l'Ordre des ingénieurs lorsqu'il a résumé en ses mots sa position environnementale : « Lorsque le bulldozer a écrasé la grenouille, c'est difficile de sauver la grenouille, et de la ramener après à son état initial. »

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