(LCP) Une vingtaine d'intervenants, dont plusieurs proviendront du monde municipal seront entendus lors des quatre jours de consultations sur le projet de loi 67 de la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest, instaurant un nouveau régime d’aménagement dans les zones inondables des lacs et des cours d’eau, octroyant temporairement aux municipalités des pouvoirs visant à répondre à certains besoins. Deux des quatre jours se dérouleront cette semaine.

 

L’Union des municipalités s'affairera à démontrer aux parlementaires qu’il est nécessaire que les municipalités conservent leur pouvoir de zonage pour règlementer les locations de type Airbnb. Également, l’Union proposera des pistes d’amélioration au régime d’aménagement dans les zones inondables, notamment la définition des milieux humides et l’élaboration de la cartographie.

 

La Fédération québécoise des municipalités réclame le retrait de l'article 81. « Le droit des citoyens de s’exprimer et de voter sur un changement de zonage est un droit fondamental en démocratie locale, et le gouvernement vient de le retirer en ce qui concerne les locations de type Airbnb pour les résidences principales », s’est indigné le président de la Fédération québécoise des municipalités, Jacques Demers.

 

« Il est totalement incompréhensible qu’en pleine pandémie, alors que le tourisme vit des moments difficiles, le gouvernement profite d’un projet de loi important dans plusieurs domaines pour retirer un pouvoir aussi fondamental aux citoyens et aux municipalités. Pourquoi? Pour servir quels intérêts? Les locations de type Airbnb provoquent des conflits de voisinage importants, et on veut empêcher les citoyens de se prononcer sur cet aspect important de la gestion de leur territoire? C’est totalement incompréhensible! Le gouvernement ayant pratiquement exclu l’article 81 de ses communications publiques est d’ailleurs la démonstration d’un malaise gouvernemental dans ce dossier », conclut M. Demers.

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