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Ce qu’ils ont dit :

Sur la santé et les Autochtones

Paru le | Catégorie: Affaires parlementaires LAG

Lors de son premier discours officiel en tant que ministre des Services aux autochtones/, Jane Philpott a parlé des efforts de réconciliation mis de l’avant par le gouvernement Trudeau, une démarche, a-t-elle dit qui va demander beaucoup d’humilité, de ténacité et de travail acharné.

 

«Aujourd’hui, je parlerai d’un appel à l’action en particulier. Il s’agit de l’appel à l’action numéro 18. Je ne sais pas si certains d’entre vous le connaissent par cœur, mais je vais le lire pour ceux qui ne le connaissent pas. Cet appel à l’action se lit comme suit : « Nous demandons au gouvernement fédéral, aux gouvernements provinciaux et territoriaux ainsi qu’aux gouvernements autochtones de reconnaître que la situation actuelle sur le plan de la santé des Autochtones au Canada est le résultat direct des politiques des précédents gouvernements canadiens, y compris en ce qui touche les pensionnats indiens, et de reconnaître et de mettre en application les droits des Autochtones en matière de soins de santé tels qu’ils sont prévus par le droit international et le droit constitutionnel, de même que par les traités. »

 

J’aimerais aborder trois points de cet appel à l’action. Premièrement, la situation actuelle sur le plan de la santé des Autochtones au Canada, deuxièmement, le rôle des politiques des précédents gouvernements et troisièmement, la reconnaissance des droits. Le rapport complet de la Commission de vérité et réconciliation, comme vous le savez sans doute, aborde largement la santé, en particulier les écarts dans les résultats en matière de santé entre les communautés autochtones et les communautés non autochtones au Canada.

 

Je suis certaine que si nous avions le temps, vous pourriez tous me décrire les écarts dans les résultats en matière de santé qui vous préoccupent particulièrement, mais voici ceux qui me préoccupent le plus : le taux de mortalité infantile chez les Premières Nations et les Inuits est de deux à trois fois plus élevé que celui rencontré chez la population non autochtone. Le taux de diabète chez les Premières Nations est de trois à quatre fois plus élevé que celui de la population non autochtone. Le taux d’incidence de la tuberculose chez les Inuits est 270 fois plus élevé que le taux observé dans la population non autochtone née au Canada.

 

Je pourrais énumérer de nombreux autres écarts dans les résultats en matière de santé. Nous pourrions passer le reste de la journée à discuter des raisons de ces écarts. Nous devrions alors parler des déterminants sociaux de la santé : l’éducation, l’emploi, le logement, etc. Nous devrions parler des effets du traumatisme intergénérationnel. Nous devrions aussi admettre que la discrimination raciale existe encore aujourd’hui dans les systèmes de santé de notre pays.

 

Si l’on cherche à expliquer brièvement comment ces écarts épouvantables ont pu se creuser, la réponse se trouve peut être dans cet appel à l’action de la Commission de vérité et réconciliation. Ces statistiques troublantes sont attribuables aux lois, aux politiques et aux pratiques de notre pays, notamment les pensionnats, les réinstallations forcées de masse et l’oppression culturelle intentionnelle.  

 

Il est plus que temps de mettre fin à cette discrimination enracinée non seulement parce que c’est la bonne chose à faire, mais parce que notre pays ne pourra jamais développer son plein potentiel jusqu’à ce que ces torts soient redressés et tous les Canadiens aient des occasions justes et véritables de prospérer. Je suis fière de faire partie d’un gouvernement qui a comme priorité le renouvellement de la relation avec les peuples autochtones, une relation fondée sur la reconnaissance des droits, le respect, la coopération et le partenariat. […]

 

« Les autochtones ne veulent pas de pitié ni d’aumône. Ce qu’ils veulent, c’est qu’on reconnaisse que tous ces problèmes sont en grande partie dus à la perte de leurs terres et de leurs ressources, à la destruction de leurs économies et de leurs institutions sociales, et à la négation de leurs identités nationales. Ils cherchent réparation pour ces injustices, mais ce qu’ils veulent surtout, c’est de pouvoir contrôler leurs vies. » La Commission royale sur les peuples autochtones a pleinement indiqué que les peuples autochtones auraient besoin de nouvelles structures.

 

Un des changements structurels recommandés par la Commission royale était d’éliminer le ministère des Affaires autochtones et du Nord. Pour remplacer le Ministère, la Commission a conseillé de créer deux nouveaux ministères, un ministère des Relations autochtones et un ministère des Services aux Autochtones. C’est exactement ce que nous avons fait il y a quatre semaines.  

 

À titre de ministre des Services aux autochtones mon travail sera de collaborer avec la ministre Bennett et la ministre Petitpas Taylor et tous mes collègues au Cabinet ainsi qu’avec une panoplie d’autres partenaires pour veiller à ce que les services soient uniformes et de haute qualité et améliorent la qualité de vie quotidienne des Premières Nations, des Inuits et de la Nation des Métis.

 

Nous nous employons à démanteler de vieilles structures coloniales et bureaucratiques, et à créer le nouveau ministère des Relations Couronne-Autochtones et des Affaires du Nord, dont le rôle principal sera de soutenir les peuples autochtones dans leurs efforts pour renforcer leurs institutions politiques, culturelles, juridiques et économiques distinctes, et pour gérer leurs propres affaires de façon autonome, notamment au moyen de la reconnaissance et de la mise en œuvre de l’autonomie gouvernementale comme expression d’autodétermination.» (Lire plus)

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