(LCP) La présidente du Conseil du trésor a lancé le débat sur le principe du projet de loi 66 concernant l'accélération de certains projets d'infrastructure. Selon Sonia LeBel, l'accélération dont il est question « est non seulement pertinente, mais nécessaire pour relancer l'économie, qui est mise à mal par cette pandémie, qui est mondiale ».

 

Toutefois, « le projet de loi 66 n'a pas la prétention de porter sur ses épaules la relance économique du Québec, mais fait partie des outils dont on doit se doter pour atteindre cet objectif ». Parmi les projets il est prévu, entre autres, la construction d'écoles et de maisons des aînés.

 

À ses détracteurs, elle fait à l'avance une précision : « investir dans des infrastructures, ce n'est pas investir dans du béton, c'est investir dans notre économie, c'est investir dans notre avenir. Et c'est une méthode qui a été longtemps éprouvée, qui est encore reconnue comme étant efficace pour relancer l'économie. Vous savez, on a vu pendant les consultations, 1 $ d'investi dans le monde de la construction, c'est souvent 1,60 $ de retombées pour le Québec », explique-t-elle.

 

Parmi les projets d'infrastructure, « il faut travailler dans le transport en commun, il faut travailler sur l'électrification des transports, il faut travailler sur le désengorgement de nos routes », dit-elle.

 

« Ce sont surtout plusieurs projets de transport collectif, il ne faut pas l'oublier, structurants, qui contribueront à la qualité de vie, à la qualité de l'environnement dans nos villes. En tout, c'est 181 projets prioritaires pour nos régions à l'ensemble du Québec qui pourront bénéficier de l'une ou l'autre des mesures d'accélérations. »

 

Elle est convaincue « qu'on peut accélérer des processus tout en respectant les normes et en respectant l'environnement. Donc, à l'inverse, il ne faut pas non plus opposer environnement à l'économie, surtout pas dans les temps que nous vivons aujourd'hui ».

 

Le P.L. 66 stipule que l'Autorité des marchés publics aura le pouvoir d'ordonner à des organismes publics d'apporter des correctifs pour assurer la bonne exécution des contrats. « L'AMP pourra même suspendre l'exécution ou résilier les contrats si elle constate des manquements graves. »

 

Malgré l'accélération des processus, on ne laisse pas tomber l'environnement, les normes environnementales, on va accompagner ces projets-là », assure Sonia LeBel. Le ministre conserve tous ses pouvoirs en vertu de la Loi sur la qualité de l'environnement qui existe déjà eut égard aux 181 projets de la liste. « L'ensemble des recours, sanctions, amendes et mesures prévues par la Loi sur la qualité de l'environnement demeurent applicables. »

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