(LCP) L'Assemblée nationale, par un vote unanime de 108 élus, signifie au gouvernement fédéral que tout changement à la formule de la péréquation doit être conditionnel à l'accord explicite du gouvernement du Québec.

 

Cette motion, présentée par le PQ, sera envoyée au premier ministre du Canada, Justin Trudeau, aux différents chefs des partis fédéraux, au premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, ainsi qu’au premier ministre de l'Alberta, Jason Kenney.

 

Ce dernier veut « couper » la péréquation « en se basant sur des arguments fallacieux, erronés et mensongers », estime le chef parlementaire péquiste, Pascal Bérubé.

 

« Il va falloir contrer les faussetés de Jason Kenney. Le Québec achète du pétrole en Arabie, c'est faux. L'Alberta fait un chèque de 13 milliards au Québec, c'est faux. L'Alberta paie nos CPE, c'est faux. Avec la capacité fiscale de l'Alberta, ils pourraient facilement être en surplus. La réalité, c'est que, si l'Alberta est en déficit, c'est parce que c'est des mauvais gestionnaires », accuse le député.

 

Défense à moyen terme

Pour le premier ministre, « ce que Jason Kenney ne semble pas comprendre, c'est que le Québec, pour s'offrir plus de services, a des taux d'impôt plus élevés, ça n'a rien à voir avec la péréquation ».

 

François Legault souhaite défendre la péréquation, mais seulement à moyen terme. « J'espère que notre gouvernement puis les gouvernements qui vont suivre vont s'assurer qu'on n'en reçoit plus, de péréquation, parce qu'on sera devenu aussi riche que le reste du Canada. »

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