(LCP) Élections Québec admet que le vote qui s’exerce à distance « pose un risque pour la liberté et pour le secret du vote », en plus de rendre difficile la vérification de l’identité des électeurs, mais il existe des solutions « éprouvées » permettant d’atténuer ces difficultés.

 

« Néanmoins, certains risques demeurent; la classe politique et l’électorat doivent les comprendre et les accepter pour que l’introduction du vote par Internet puisse être envisagée et mise en œuvre », prévient un rapport déposé hier à l’Assemblée nationale.

 

Si la volonté du politique est au rendez-vous, Élections Québec propose d’introduire le vote par Internet par le biais d’une approche « mesurée, concertée et coordonnée », dans l’ensemble des paliers électifs.

 

« L’introduction du vote par Internet au sein du processus électoral québécois devrait respecter un cadre financier, mais ne devrait faire l’objet d’aucun compromis démocratique, opérationnel, technique ou sécuritaire. Le projet exigerait inévitablement des investissements importants sur le plan des ressources humaines, techniques et financières », peut-on lire.

 

« En outre, il faudrait y consentir le temps nécessaire : peu importe les circonstances, l’implantation du vote par Internet ne devrait pas se faire de manière précipitée. »

 

De plus, « il serait souhaitable de concentrer les efforts et les investissements sur le développement d’un seul système de vote par Internet, qui pourrait être adapté pour tous les paliers électifs ».

 

Pour ce faire, Élections Québec « pourrait acquérir une plateforme existante, conçue par un partenaire externe. Ainsi, cette plateforme serait déjà éprouvée, mais pourrait être adaptée aux exigences qui seraient établies pour le Québec ».

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