(LCP) Le ministre des Finances a indiqué hier devant la Commission des finances publiques qu’il déposera une mise à jour économique d'ici Noël.

 

Eric Girard indique que le déficit du gouvernement est maintenu à un ordre de grandeur de 15 milliards $ pour 2020-2021. « On a une réserve de stabilisation de 15 milliards. Là, il y a un déficit. On est là pour aider les Québécois puis les entreprises à traverser une période difficile. S'il fallait que le déficit soit de 16 milliards, il sera de 16 milliards. » Il prévoit un retour à l’équilibre budgétaire en 2025-2026, mais, il cite une étude qui prévoit un déficit structurel de l'ordre 4 milliards $.

 

« Avant l'arrivée de la pandémie, le Québec était au plein emploi et venait de connaître trois années de croissance exceptionnelle et donc, nous étions en position de force. Mais là, l'année 2020, la chute, le rebond partiel, 2021, ne nous permettra pas de récupérer la croissance que nous avions prévue en 2020 et 2021, et ça, il y a des défis associés à ça, des défis de finances publiques », explique-t-il.

 

« C'est indéniable que les six prochains mois vont être difficiles », a-t-il dit aux députés de l’opposition qui l’interrogeait.

 

Néanmoins, tout n’est pas complètement noir. « On a fermé 40 % de l'économie. Mais le déconfinement s'est aussi mieux passé que prévu. Et vous avez constaté que le Québec est la province qui a récupéré le plus d'emplois, la deuxième, en fait, après le Manitoba, qui a récupéré le plus d'emplois. Alors, je vous dirais que les revenus sont un peu mieux que prévu, ce qui dégage une marge de manoeuvre additionnelle », dit-il.

 

Mais dans l’ensemble, la chute du produit intérieur brut sera de l'ordre de 4 %. « C'est un peu moins pire que nous avions prévu », dit-il. Certains secteurs de l’économie vont être affectés plus que d'autres. M. Girard prévoit un retour à « une forme de normalité » en 2022.

 

Pour pallier au trou budgétaire, le Québec continue de réclamer d’Ottawa une hausse des transferts fédéraux sans condition et compte sur les autres provinces pour maintenir la pression sur le gouvernement fédéral.

 

« Les Québécois représentent 23 % de la population canadienne, 20 % de l'économie, la santé, c'est 43 % de notre budget en temps ordinaire, ce sera plus cette année. Nous disons, comme tous les gouvernements précédents, l'ensemble des premiers ministres, le conseil des fédérations l'a dit, que le fédéral doit augmenter sa contribution en santé. »

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