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Article du

Exploitation sexuelle des mineurs

S’attaquer à la demande et au travail en silo

Paru le | Catégorie: Sécurité publique

(LCP) La solution pour mettre fin à l’exploitation sexuelle des mineurs c’est de s’attaquer à la demande qui est « très, très, très forte », plaide le directeur du Service de police de Laval, Pierre Brochet.

 

« Les services sexuels offerts au Québec génèrent 2 600 000 transactions par année, soit plus de 7 000 par jour, un chiffre conservateur », mentionne-t-il.

 

Le directeur propose aux élus de la Commission spéciale sur l’exploitation sexuelle des mineurs la mise sur pied d’une stratégie nationale permanente. « En rendant odieux, intolérable et criminelle la commercialisation des relations sexuelles avec des mineurs, ce changement d'acceptabilité sociale aura un impact majeur sur la demande. Car ce n'est pas l'offre qui crée la demande, mais bien la demande qui crée l'offre », dit-il.

 

« Vous savez, les gens qu'on arrête, […] c'est citoyen moyen, qui a un emploi, souvent qui a des enfants. C'est ce que je souhaiterais, c'est dans sept, huit, 10 ans, peut-être avant, on l'espère, mais qu'on arrêterait des pédophiles, des gens très criminalisés, tu sais, des gens vraiment en marge de la société. Mais ce qu'on constate, ce n'est pas ça. C'est le citoyen moyen actuellement », fait-il remarquer.

 

Décloisonner

Concernant l’aide aux victimes, le travail en silo nuit grandement aux efforts des intervenants sur le terrain. « La première vision, c'est vraiment d'avoir une vision commune, d'avoir une cohérence entre nous. Décloisonner la problématique, aussi. Souvent, ce qu'on voit, c'est de travailler en silo. Donc, on veut décloisonner les interventions », indique Martin Pelletier, intervenant de module fugue, sexo, toxico au CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal.

 

Questionné par la députée Christine St-Pierre sur l’incidence des grands événements de Montréal sur l’exploitation sexuelle des mineurs, l’intervenant constate peu d’impact, par exemple, du nombre de fugues dans les centres jeunesse le weekend du Grand Prix.

 

« Par contre, j'ai le goût de dire que le phénomène, c'est 365 jours par année. On n'a pas nécessairement une hausse, mais le phénomène, il est à longueur d'année. Vous savez qu'à Montréal, oui, c'est la plaque tournante, plusieurs festivals. L'été, ça commence, oui, par le Grand Prix et ça se termine... mais j'ai le goût de dire : ça ne se termine jamais », affirme Martin Pelletier.

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