(LAG-Spécial) Le Québec n’a pas vraiment de « diplomates » sauf en France ou son statut est à toute fin pratique celui d'une ambassade et à Londres où les quatre provinces fondatrices dont le Québec, on un statut quasi d'un niveau d'ambassade, mais moindre qu'à Paris. N'empêche que Québec a une force de frappe économique et culturelle, linguistique et identitaire dans 19 pays via 30 représentations. Pour bien profiter de ces investissements importants que fait le ministère des Relations internationales et de la Francophonie, on a lancé une transformation stratégique majeure. (Voir la carte des missions)
Ces missions à travers le monde doivent devenir, plus que jamais, un moteur économique (investissements, sécuriser nos chaînes d’approvisionnement, recrutement de main-d’œuvre) et si faire rayonner la culture québécoise est important, Québec veut voir des résultats mesurables.
G20 - Francophonie
Ottawa veut se donner une diplomatie pragmatique, Québec veut une diplomatie d’impact, une diplomatie identitaire. Le fédéral veut un rapprochement avec le G20, le Québec veut que son leadership soit encore plus fort auprès de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
Pas question cependant de négliger les États-Unis, surtout les États proches de nous, mais aussi le Texas, la Californie. Et on fait des efforts de plus en plus grands dans la région Indo-Pacifique –Tokyo, Séoul, Singapour.
Ce que tout ça veut dire
La diplomatie canadienne qui comprend les nombreuses missions des provinces est une des réponses que le Canada offre aux actions américaines de Donald Trump et à la nouvelle réalité : nos voisins du sud ne sont plus fiables, selon nos gouvernements, et on voit de plus en plus qu’il y a un changement profond du système politique américain qui ne dépend pas d’un seul homme.
Sans nécessairement augmenter dramatiquement les budgets de notre présence à l’étranger (sauf pour la cybersécurité et la transformation numérique), le Québec (le fédéral) et les autres provinces ajustent leur rôle et leur stratégie en intensifiant et en diversifiant nos relations.
Ces changements forcent le Canada à se doter d’une autonomie stratégique, à renforcer les liens directs avec certains États américains, en diversifiant nos alliances à travers le monde, même avec des pays avec qui nous ne sommes pas d’accord (Chine, Inde).
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Texte original Le Courrier parlementaire©, assistance de recherche Gemini IA


