(LCP) Le président du Conseil du trésor promet de s’attaquer au manque de transparence et d’encadrement concernant la rémunération des hauts dirigeants des sociétés d'État.

 

« Nous allons travailler très fort sur la Loi sur l'administration publique pour mettre en place des pratiques de transparence et d'encadrement qui respecteront la loi », a indiqué Christian Dubé.

 

« Il faut qu'il y ait vraiment une discussion importante pour tenir compte des bonis, des environnements spécifiques de chacune des sociétés d'État. Notre rôle, ça va être de s'assurer que généralement tout le monde va suivre ces règles-là, ce qui n'était pas le cas. Le Conseil du trésor non seulement n'avait pas mis ces règles-là, mais ne faisait pas le monitoring nécessaire », dit-il.

 

Concernant la transparence, « on est train de mettre en place tout ce qu'il faut pour que l'information soit divulguée dans les différents rapports annuels de gestion », a-t-il mentionné.

 

Pour le député Vincent Marissal de Québec solidaire, c’est le « bar ouvert » pour certains vice-présidents de certaines sociétés d'État. « Gros salaires, bonis de signature, primes de rendement automatiques, et la cerise sur le sundae, des primes de départ plantureuses, hors normes selon la Vérificatrice générale, jusqu'à 18 mois de salaire », énumère-t-il.

 

« Il faut mettre de l'ordre. Il faut mettre des balises. Il faut mettre un cadre. On ne peut pas juste engager des gens selon les bons vieux principes importés du business privé et de l'importer dans le secteur public, comme le fait et comme prône le gouvernement de la CAQ. »

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