(LCP) Même si la Loi resserrant l’encadrement du cannabis est déjà en vigueur depuis plus d’un mois, c’est seulement dans deux semaines, à compter du 1er janvier 2020, que l’âge légal minimum pour posséder du cannabis, en acheter et avoir accès à un point de vente de la SQDC sera haussé à 21 ans.

 

Avec cette mesure, le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux croit pouvoir retarder l'âge de la première consommation chez les jeunes adolescents en s’attaquant à la consommation de proximité.

 

« Les principales sources d'accès des plus jeunes étant les sources sociales, puisqu'ils sont moins susceptibles d'être en contact avec des jeunes adultes âgés de 21 ans que de 18 ans, cela réduira assurément leur accès au cannabis », prétend Lionel Carmant.

 

Cette mesure en elle-même est cependant insuffisante « pour avoir un impact positif et significatif sur la problématique », admet-il. « Nous avons bonifié les investissements en prévention des dépendances et en services de santé mentale là où ça compte. »

 

Selon André Fortin, porte-parole libéral en matière de santé, ce sont les groupes criminalisés qui en profiteront le plus. « Les Hell's doivent être crampés », avait-il déclaré au moment d’adopter le projet de loi 2.

 

Le député péquiste Sylvain Gaudreault partage son avis. « C'est un projet de loi qui ouvre grande la porte au retour du crime organisé auprès des jeunes de 18 à 21 ans. Ne serait-ce que ça, tout est dit. »

 

Cette mesure du gouvernement est « paternaliste », selon le député Sol Zanetti de Québec solidaire. « Essentiellement, ce qu'il dit, c'est : les jeunes de 18 à 21 ans ne sont pas suffisamment adultes pour gérer eux-mêmes leur consommation et leurs saines habitudes de vie. »

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