(LCP) En matière de lésions professionnelles, la réflexion « la plus profonde » qui découle de la pandémie que nous vivons, selon le ministre du Travail, est la nécessité de prioriser la prévention et la modernisation du régime de santé et sécurité.

 

« Donc ça, c'est évidemment devenu pour moi un incontournable dans ma réflexion », dit Jean Boulet : maladies infectieuses, gestion des risques nouveaux découlant de type de maladie dans les environnements de travail, politiques et mécanismes de prévention et l'impact du télétravail sur les accidents de travail.

 

« Le télétravail, comme par exemple, on est en train de constamment analyser les conséquences. Les horaires de travail flexible ont des impacts sur le nombre d'heures de travail supplémentaires faites non rémunérés. L'impact sur les réclamations en matière d'accident de travail, maladie professionnelle », énumère le ministre.

 

« Je vais dans les aspects bien, bien pratiques, là, mais cette pandémie-là nous amène à nous redéfinir en matière de santé et sécurité du travail et à bien comprendre toutes les répercussions découlant de ce contexte pandémique là. Et c'est une réflexion qui ne sera jamais terminée », croit Jean Boulet.

 

Concernant la prévention, « la pandémie que nous vivons actuellement a mis l'accent sur l'importance de bien prévenir », dit-il. « Souvent, on dit, puis la littérature le confirme, que chaque dollar investi en prévention rapporte à peu près 5 $ à l'entreprise. La prévention, ça amène tout le monde autour de la table. Tout le monde a le même intérêt. Il faut diminuer la fréquence et la gravité des lésions professionnelles, et ça passe d'abord et avant tout par la prévention. »

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