(LCP) La ministre des Aînés et des Proches aidants a présenté hier le projet de loi 56 visant à reconnaître et à soutenir les personnes proches aidantes. « Pour une première fois, on vient définir ce qu'est une personne proche aidante »,  résume Marguerite Blais.

 

« La définition d'une personne proche aidante, telle que présentée dans le projet de loi, se veut large et inclusive de toutes les réalités, sans égard à l'âge ou à la nature des personnes soutenues, afin qu'elles puissent s'y reconnaître aisément. Ainsi, on vient positionner les personnes proches aidantes comme de réels partenaires. On ne veut pas instrumentaliser leur rôle au sein du réseau de la santé, mais surtout les valoriser », dit-elle.

 

Cette pièce fera en sorte que lorsque les ministères feront des propositions législatives ou réglementaires, le projet de loi imposera une évaluation de l'impact sur les personnes proches aidantes pour chacune d'entre elles.

 

Le projet de loi prévoit également l'institution d'un Observatoire québécois de la proche aidance afin de mieux saisir les habitudes des personnes proches aidantes et d'étudier les impacts des mesures mises en place par le gouvernement dans le temps.

 

Le texte prévoit l'adoption par le gouvernement d'une politique nationale pour les personnes proches aidantes. Il en énonce les principes directeurs et établit les axes autour desquelles ces orientations devront s'articuler. Il prévoit de plus l'adoption, tous les cinq ans, d'un plan d'action gouvernemental qui comprend les mesures et les actions projetées pour mettre en oeuvre la politique nationale.

 

QS

« Les proches aidant-es attendaient de bonnes nouvelles depuis longtemps, et le projet de loi présenté ce matin par la ministre Blais est un pas dans la bonne direction. Malheureusement, il manque un gros morceau à cette annonce : plus d’aide financière », réagit la députée Catherine Dorion de Québec solidaire.

 

« Quand on sait que les proches aidant-es dépensent en moyenne 7 600 $ par année pour la personne aidée et perdent 16 000 $ de revenus, c’est clair qu’il faut les accompagner avec un meilleur soutien financier. À la place des crédits d’impôt compliqués, j’ai proposé il y a un mois de créer un programme unique au Québec : « l'Allocation pour proches aidant-es ». J’invite la ministre Blais à étudier sérieusement cette option », poursuit la députée de Taschereau.

 

« Maintenant, on attend aussi un plan d'envergure pour ramener les soins à domicile. Aider les personnes aînées à rester chez elles, ça fera aussi une vraie différence pour les personnes proches aidantes. La crise n’a pas été tendre envers elles, il y a beaucoup de détresse et d’épuisement qui les affectent. C’est le temps de leur offrir le répit et le soutien qu’elles méritent », déclare Catherine Dorion.

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